dans les parages
Disparue moi? Pas vraiment, mais un peu quand même…Une revenante moi ici? Peut-être bien, je vais essayer en tous cas…Mais une chose est sûre, ce mini-retour s’impose pour un grand merci à une charmante Dame et à la plus accueillantes des Elfes. Gros bisous à vous, et petite photo clin d’oeil en attendant la prochaine…
moi je
Je ne viens plus souvent ici. Pourquoi ? Je ne saurais dire exactement, mais c’est sûrement lié à mon état d’esprit du moment. Que rien de ce que je fais ne vaut la peine. Certes avoir une haute opinion de soi n’a jamais été mon fort, mais en ce moment je m’enfonce (me complait ?) là dedans.
Plein de petits post me traversent l’esprit, avant de s’évanouir. Comme par exemple raconter comment je suis la reine autoproclamée de la béchamel et une vraie calamité en gâteau au chocolat. Ou alors crier comment j’ai encaissé d’être physiquement mise à l’écart de l’équipe avec laquelle je travaille, et comment je passe mes journées en tête à tête avec un collègue dépressif qui sent l’oignon. Ou décrire aussi ceux qui me traitent de snob et d’égoïste car j’ai osé dire que mon pire cauchemar serait de traverser le périph. Et puis…
Puis je me dis que c’est nul, que c’est ennuyeux, que si je m’ennuie moi-même pourquoi infliger ça aux autres. Et c’est ainsi que le temps file. Je pourrais (devrais ?) être au bord du gouffre mais je ne le suis pas. Je suis seulement sur le fil de ce temps.
galaxie
En lisant mon horoscope dimanche après avoir feuilleté paresseusement un magasine féminin, j’ai poussé un cri d’horreur.
A peu de chose près, ça disait ceci : «vous venez de passer une semaine merveilleuse grâce à Neptune (ou Sature, ou Mercure, ou Platon, ou je ne sais quelle autre planète), la semaine à venir sera encore meilleure car Mars (ou Neptune, ou Sature, ou Mercure, ou Platon, etc.) s’ajoute à son tour dans votre ciel astral ».
Alors moi je dis HALTE les planètes, restez là où vous êtes ! Car le qualificatif de ma semaine dernière, commence bien par la lettre « m », mais en aucun cas le terme merveilleux peut s’appliquer. En résumé : fièvre, pédiatre, refus de place en crèche pur la 2ème fois, chat malade, chat chez le véto, chat fait mal au cœur et demande plein de soins à la maison, chat coûte cher mais pas le choix, sans parler du très réussi déménagement de bureau.
Autrement dit, que chaque planète reste chez elle, et que je puisse passer des journées normales, juste rien de plus.
ça rame
L’année commence en faisant du surplace. Les vacances, ayant habituellement vocation à passer du bon temps, ont été le théâtre d’émotions contradictoires. Il a suffit de lâcher la pression, d’avoir un peu de temps pour que les larmes coulent.
Mais tout ceci est déjà bien loin. Tout a repris, et à nouveau plus le temps de se poser de questions. Le soir, on parle des prochains vacances, tentative d’évasion mais qui tourne court car la fatigue l’emporte, et les neurones se déconnectent. La grande résolution 2010 porte sur un changement d’appartement. Mais quand ? Comment ? Je m’enlise dans l’absurdité de mes journées de travail, je fais des efforts pour ne pas s’isoler de mes collègues, de mes amis, mais c’est de plus en plus laborieux.
Ondes négatives : nous sommes à deux doigts d’une angine ou d’un truc du genre pour le petit bout. Pour le moment pas de fièvre mais ce matin les indicateurs n’étaient pas des plus rassurants.
Ondes positives : demain soirée raclette à la maison avec un couple d’amis, parce que des fois ça fait du bien de se forcer à avoir une vie sociale.
profonde pensée
Dimanche soir, quand enfin mes fesses ont pu atteindre le moelleux du canapé et que mes neurones ont commencé un à un à se déconnecter, je me suis auto récompensée en dévorant une papillote de chocolat noir offerte par mon amie lyonnaise. J’ai pu y lire ceci « Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie – Sénèque ». C’est là que je me suis dis que Sénèque devait avoir des week-ends bien tranquille lui. Car pour ma part en deux jours, j’ai eu l’impression de vivre 15 vies à la fois. Une vie de mère, de garde malade, de super copine, de sœur cool, de fée du logis, de reine des soupes, de père noël, de salariée frustrée par son travail, de femme qui tente de soigner son apparence et de ressemble un minimum à quelque chose, de cinéphile qui s’en dort lamentablement au beau milieu du film, et j’en passe…
Dimanche soir prochain, quand je serai tout aussi épuisée et frustrée de mon week-end, promis, je me consolerai avec un chocolat moins intelligent, et ne passerai pas le reste de la soirée à jalouser la vie de Sénèque.
semaine en “ite”
Lundi c’était rhinopharyngite. La pédiatre était à deux doigts de me serrer la pince et me féliciter « c’est sa première ? Ah vous verrez… »
Et en effet, ça pour voir, j’ai vu. Hier au menu nous avions bronchiolite.
Même question d’une pédiatre différente « c’est sa première ? ». Mais je l’ai arrêté de suite, car je ne veux plus voir moi, je préfère quelque peu anticiper, juste un tout petit peu si possible.
Non pas possible « au pire vous reviendrez dans deux jours avec une otite ».
On fait tout pour exclure ce nouveau terme de notre vocabulaire. En plus de la vantoline et des lavements de nez, ce soir ça sera kiné respiratoire. Mon fils me voit 2h par jours, et en ce moment ce ne sont que 2h intenses de réjouissances médicales. Je ne lui en voudrais même pas s’il me fait la tête avec tout ça…ou si un peu (beaucoup) quand même!
l’anniversaire
C’est une loi karmique. Il suffit de mettre tout son cœur et ses tripes en se disant « ça sera la soirée du siècle » pour vivre un ratage cuisant.
Avec mes parents on se voit tellement peu de par la distance, que je cours toujours derrière l‘exceptionnel avec eux, et souvent je me casse la figure. Tout le monde s’est mis en quatre pour que ce voyage se fasse, pour être tous ensemble, pour qu’ils voient leur petit fils, pour fêter son anniversaire à lui « un chiffre rond » a-t-il dit. Mais c’est ce qu’on appelle un rendez-vous manqué. Ils sont venus, mais on s’est raté malgré le fait de s’être vu. Ca me fait mal qu’ils aient déployé tant d’efforts, et qu’au final malentendus, fatigue et maladies aient pris le dessus. On se fait toujours un idéal de sa famille, on veut créer des souvenirs qui tiennent chaud, mais la réalité nous laisse des fois greloter au cœur de l’hiver avec un manteau bien trop fin.
On ne se refait pas comme on dit, on ne revient pas en arrière non plus. « On se rattrape à noël » a-t-il dit. Vraiment ?
les gens de midi
Je ne sais pas si on peut dire que cette coupure et cet éloignement du travail m’ont tant changé. Il faut dire que des semaines sans métro, avec un contact avec le monde extérieur assez limité, ça pousse à avoir un autre regard sur le quotidien.
Je ne parlerai pas du métro, sujet facile, banal sur l’agressivité et la promiscuité dans les transports, non, je vais raconter la cantine, celle où je déjeune tous les midis, ou presque.
A la cantine, les gérants font des efforts. On mange tout le temps la même chose, mais on a l’impression que non. Aujourd’hui on fêtait les Antilles, youpi ! Les serveurs s’étaient déguisés et tout, et les plats se voulaient exotique. Bonne ambiance et assiette médiocre en perspective. Mais passons, car la vraie anecdote, n’est pas dans l’assiette. Elle se cache ailleurs la fourbe !
En entreprise, comme partout, les gens ont des habitudes, et surtout un « horaire cantine ». Car il y a ceux qui veulent être les premiers servis, ceux qui on contraire montrent leur charge de travail en arrivant les derniers, et il y a ceux comme moi qui suivent le mouvement. En effet, je m’aligne facilement moi à la personne ou au groupe avec qui je déjeune. Ce midi, j’ai déjeuné avec des collègues de « midi ». Quand je dis midi, c’est midi pile, car après « il n’y aura que les restes et on n’aura pas une bonne place ». Bon, ok, pourquoi pas. A midi la cantine est vide, on peut profiter pour flâner, réfléchir à ce qu’on prend. Mais non, misère, ce n’est pas la mentalité de ceux du midi ! A midi il faut foncer, bousculer les uns et les autres pour avoir le plus beau steak, et ne pas de faire piquer « sa place ». J’étais littéralement hallucinée par cette course de stressés, ils se jettent même sur la vinaigrette comme si celle-ci allait s’en fuir à 12h05 !!! Je me suis sentie agressée bien plus que dans le métro, et fatiguée, oh combien fatiguée…c’est peut être pour ça aussi que je regarde autrement les choses…
Bilan à J+7
Une semaine jour pour jour après mon retour derrière mon écran au bureau, un point s’impose:
- Etat de fatigue physique: dans la moyenne très supérieure. Carburants salutaires café + Doliprane. A noter un début de délabrement de la façade (orteils broyés par les chaussures à talons combiné à la course quotidienne dans le métro entre 17h15 et 18h afin d’atteindre le domicile de la nounou puis la maison, ongles courts tendances rongés, look vestimentaire qui laisse à désiré par manque de temps et d’argent). Heureusement la coupe de cheveux tient encore la route, et le make-up est efficace.
- Moral: indéterminé, attitude fataliste qui permet de tenir le coup. Tendance à vouloir être tout le temps occupée pour ne pas penser.
- Feuille de route pour les jours à venir: changer de nounou, ignorer les mails désobligeant des collègues avant 8h30 et après 17h30, changer de nounou, changer de garde robe, changer de nounou, ne pas perdre de vue les vacances de noël, changer de nounou et encore changer de nounou!
A part ça, hier j’ai cuisiné des calamars et ça ne m’étais jamais arrivé avant!
la troisième crème
Ceci est un appel à l’aide, car je suis sûre que vous lecteurs vous savez ce que moi je ne sais pas. Alors voilà:
Bon bébé a six mois, à cause de biens fâcheux éléments de conjoncture (tétine + bave + froid) il a tout le contour de la bouche rouge et irrité.
Pharmacien 1 a dit: c’est rien faut hydrater, voilà une super crème.
=> Ca n’a rien donné, et c’était toujours aussi rouge.
Pharmacien 2 a dit: ah non, il ne faut surtout pas hydrater, il faut assécher avant de réhydrater, voilà un super produit pour le faire.
=> Ca a certes séché, mais alors ce n’est franchement pas bien mieux.
Pharmacien 3 a dit: quoi? n’importe quoi! Il vous faut une crème au calendula, vous verrez, vous reviendrez me remercier.
La nounou a dit: assez de médicaments, l’huile d’olive il n’y a que ça, renseignez vous vous verrez.
Bon, on en est là, je n’ai commencé qu’hier cette troisième crème je ne sais pas si ça marche et je ne suis pas très chaude pour l’huile car c’est pas terrible sur les draps et les vêtements.
Quelqu’un aurait une suggestion? Un conseil? Une expérience à partager?
